A la suite d'une coupe hors limite effectuée par une société sur le territoire d'une UFA attribuée, le MINFOF s'est rendu à trois reprises sur les lieux de l'infraction afin d'estimer les volumes de bois coupés illégalement et de déterminer le montant des dommages et intérêts. La première mission était conduite par un contrôleur de la BPC du Centre; la deuxième avait pour chef de mission le Chef de la BNC accompagné par le Sous-Directeur des Inventaires et Aménagements forestiers. La troisième mission était sous la conduite de l'Inspecteur Général accompagné par l'Observateur Indépendant.
Les principaux résultats de ces trois missions sont présentés dans le tableau suivant:
Résultats des évaluations
| Date de la mission | Evaluation | Méthodologie utilisée | ||
| Volume illégalement exploité | Valeur (FCFA | |||
| 1ère Mission | 14 sept 06 | 422,783m3 | 48.302.321 | Visite d'un parc à bois |
| 2e Mission | 22 déc 06 | 11.140,000m3 | 1.272.728.234 | Basée sur le principe que 75% du volume de bois exploité et déclaré dans le cadre de la récupération N°2491 est illégal |
| 3e Mission | 27 mars au 03 avril 07 |
4.584,559m3 | 523.778.966 | Quadrillage du secteur; comptage et positionnement de toutes les souches; utilisation du volume moyen par essence pour la zone en s’appuyant sur les statistiques de production déclarée par la société au SIGIF |
L'utilisation d'une méthodologie par rapport à l'autre va influencer la justesse des résultats, et aussi leur acceptabilité en justice en cas de contestation judiciaire. Dans la majeure partie des cas, une approche technique moderne et rationnelle offrira toujours des résultats plus acceptables et facilitera de ce fait le règlement d'inévitables conflits. Le cas ci-dessus révèle aussi que le MINFOF n’a toujours pas déterminé par voie réglementaire un mode unique d’évaluation des volumes des bois illégalement exploités, cela en dépit de plusieurs recommandations dans ce sens par l’Observateur Indépendant.
- Les techniques d'évaluation utilisées au MINFOF tant par les
services centraux que par les services provinciaux sont très approximatives
et contestables
- Il n’existe pas de mode unique et obligatoire d’évaluation
du volume de bois illégalement exploité