Contexte
Le MINFOF a adopté, il y a plus d'une année, une Stratégie
Nationale de Contrôle Forestier et Faunique (SNCFF). Cet outil a entre
autres comme objectif d’uniformiser les pratiques de contrôle
forestier au Cameroun. Autrement dit, tous les agents de contrôle forestier
devraient avoir une même approche, un même entendement de la loi
et textes légaux et une réaction quasiment uniforme aux infractions
forestières, ceci dans le but de mettre en place un système
équitable, objectif et impartial de contrôle forestier.
Situation observée et perspective
Les dernières missions conjointes réalisées par la Brigade
Nationale de Contrôle (BNC) et l’Observateur Indépendant
ont permis à ce dernier de constater, par exemple, que l’établissement
des procès-verbaux de constat d’infraction dépend fortement
des appréciations individuelles de chaque membre de la BNC. Pour des
faits similaires commis par deux exploitants forestiers, l’un peut se
voir verbaliser et l’autre non. Dans certains cas, de simples dénégations
de la part des présumés contrevenants, sans que ceux-ci ne fournissent
aucune preuve, ont été jugées suffisantes pour ne pas
établir de Procès-verbal ou ne pas finaliser un PV déjà
entamé. Par ailleurs, face à une infraction donnée, certains
agents n’établissent pas de procès-verbaux alors que d'autres
le font face à des faits similaires et parfois moins importants.
Conclusions
- En vue de garantir l’uniformité d’approche, la SNCFF au Cameroun dispose que « toute infraction dûment constatée doit faire l’objet d’un procès-verbal de modèle réglementaire ». Cet outil pédagogique oblige en effet tout contrôleur à dresser un procès-verbal à chaque constat d’infraction et à laisser la latitude de poursuite ou de transaction à qui de droit, en l’occurrence le Ministère, le Délégué Provincial ou le ministère public selon le cas
- Laisser à chaque agent de la BNC
la latitude d’apprécier souverainement quand et contre qui établir
un procès-verbal suite au constat d'une infraction mettrait en place
un système injuste et subjectif, ce qui est contraire au principe selon
lequel la loi doit être générale et son application impersonnelle
en vue d’être juste