Le SIGIF est utilisé presque uniquement afin d’enregistrer les volumes abattus notés sur les carnets de chantier, en vue de leur facturation par le PSRF. Des recoupements d’informations sont rarement effectués, par exemple entre les volumes inventoriés, alloués, abattus, transportés et exportés.
Le SIGICOF, comme l’Observateur Indépendant l'a relevé dans ses quatre rapports trimestriels précédents, est toujours inutilisé, malgré sa très grande facilité d’utilisation. Disponible depuis plus d’un an, son utilisation permettrait au MINFOF d’abandonner la méthode archaïque de suivi actuellement utilisée qui montre plusieurs failles, au profit d’une méthode moderne et objective de suivi du contentieux.
Durant ce trimestre, une mission conjointe a été mandatée de faire l’état des lieux des Forêts Communautaires. La BNC n'a pas pu obtenir un rapport effectué au préalable par la Direction des Forêts en janvier 2006, directement lié à l'objet de la mission et intitulé : « Rapport de la mission sur l’état des lieux des Forêts Communautaires attribuées au Cameroun ». Certains éléments de ce rapport auraient néanmoins certainement être utiles à la mission.
Le MINFOF a entre les mains des moyens pouvant faciliter le contrôle mais qu’il néglige d’utiliser
- Que le MINFOF définisse une série d’informations stratégiques devant être recoupées périodiquement
- Que le MINFOF donne une directive à la BNC en rapport avec l’utilisation
du SIGICOF