Contexte
Le Programme Sectoriel Forêt Environnement (PSFE) du MINFOF est mis en
exécution avec la participation de divers partenaires internationaux
qui interviennent à plusieurs égards dans la mise en œuvre
du programme. Le contrôle forestier est un pilier central de la composante
n°2 de ce programme. C’est dans ce contexte que se situe la participation
des partenaires internationaux au Comité de Lecture des rapports de mission
de l’Observateur Indépendant et des contrôleurs du MINFOF.
Selon les termes de référence de l’Observateur Indépendant
et la décision du Ministre portant création du Comité de
Lecture, cet organe a pour mandat la validation des faits et conclusions des
rapports de mission avant leur publication. Ce mécanisme sert aussi aux
responsables du MINFOF ainsi qu’aux partenaires internationaux qui assistent
le Cameroun à commenter sur les techniques, méthodologies, outils,
et qualités des missions de contrôle des agents du MINFOF.
Situation observée
Le dernier trimestre a été caractérisé, entre autres
par une participation active de certaines représentations diplomatiques
dans le suivi du contrôle forestier à travers le Comité
de Lecture des rapports de l’Observateur Indépendant et des structures
de contrôle du MINFOF. Il s’agit notamment des Hauts Commissariats
de la Grande Bretagne et du Canada ainsi que des ambassadeurs d’Italie,
du Royaume de Pays-Bas et du Chef de Délégation de la Commission
Européenne en République du Cameroun. Cette participation des
représentations diplomatiques cadre avec l’option du Ministre des
Forêts et de la Faune d’accroître le niveau de bonne gouvernance
au sein de son ministère, ainsi que l’option du gouvernement camerounais
à associer diverses parties prenantes, y compris les partenaires étrangers,
la société civile et les communautés à la gestion
des questions forestières. A aussi été abordé, la
problématique des autorisations de récupération des bois,
communément appelés petits titres, dont les illégalités
récurrentes affectent négativement les efforts consentis par divers
acteurs du secteur, y compris plusieurs exploitants forestiers.
Perspectives
La participation des chefs de mission diplomatiques à certains Comités
de Lecture a permis de toucher à des questions de gouvernance et de fonctionnement
interne du MINFOF, qui sans cette intervention politique de haut niveau, n’auraient
pas pu être abordées. Il s’agit notamment du suivi par quelques
hauts responsables du MINFOF de la qualité et de la probité du
travail des agents de contrôle, ainsi que la mise en application des recommandations
des missions de contrôle. En général, les Comités
de Lecture regroupent des agents techniques intermédiaires du MINFOF
et des coopérations, qui du fait de leur statut ou de leur position ne
peuvent remettre en question les rôles, les actes ou les omissions d'agents
du Ministère hautement placés. L’Observateur Indépendant
souligne que bien que le Comité de Lecture soit et devrait demeurer un
organe dont l’essentiel des questions doivent rester techniques et donc
dévolues à des techniciens du Ministère et des coopérations,
certaines de ses thématiques nécessitent une participation d’un
niveau politique élevé, y compris le Ministre lui-même.
Conclusions
- Certaines représentations diplomatiques prennent part à quelques
réunions du Comité de Lecture dans le cadre d’un appui aux
efforts d’amélioration de la gouvernance interne au Ministère
des Forêts et de la Faune, une option prise par l’actuelle administration
- Le Comité de Lecture reste un organe technique mais certaines questions
nécessitent la participation des responsables ministériels ou
autres de haut niveau
Recommandations
- Que le MINFOF poursuive les efforts en cours en vue d’améliorer
la gouvernance interne
- Que les résolutions prises au Comité de Lecture soient considérées
au plus haut niveau décisionnel du MINFOF