La création du Ministère des Forêts et de l’Environnement (MINEF) figure parmi les grandes reformes du secteur forestier camerounais de dix dernières années. En décembre 2004 le MINEF a été transformé en deux ministères différents à savoir le Ministère des forêts et de la faune (MINFOF) et le Ministère de l’environnement et de la protection de la nature (MINEP), sans que leur ancien patrimoine commun immobiliers, mobiliers et roulants ne soient répartis. Depuis lors, certaines dissensions autour de ce patrimoine s’observent entre les deux ministères tant au niveau central que provincial.
Pendant plus d’une semaine, des services importants du MINFOF n’ont donc pas pu accéder à leurs bureaux et certains agents n'ont pas eu accès à leurs dossiers courants ou leurs archives. Plusieurs activités du MINFOF ont donc été en suspens, y compris une séance du Comité de Lecture des rapports de l’Observateur Indépendant et des agents de contrôle qui a été reportée, faute de salle.
Cette crise de bureaux au sein du MINFOF aggrave une situation déjà préoccupante. Par exemple, la Brigade Nationale de Contrôle n’a jamais eu de bureaux proprement dits. Le Chef de brigade utilise comme bureau un ancien magasin d’environ 2,5m sur 3m, sans ouverture ni fenêtre et utilisé pour stocker le fruit de diverses saisies telles que défenses d'éléphants et tronçonneuses. Le reste de ses onze (11) collègues se partagent des salles de mêmes dimensions et dans des conditions similaires.
Cette carence de bureaux à laquelle fait face le MINFOF affecte plus particulièrement le contrôle forestier, étant donné le caractère sensible de ce travail et son importance dans le secteur. Les 12 membres de la Brigade Nationale de Contrôle (BNC) se partagent six tables de travail, donc pendant que certains travaillent, d’autres attendent dans des couloirs.